Et si digitaliser ses formations était un véritable atout « qualité » !

Les formations en présentiel (face à face, formation sur le poste de travail, compagnonnage..) ont été jusqu’à une période récente la seule manière d’acquérir des compétences (savoirs, savoir-faire, savoir-être). Et elles ont fait leur preuve jusqu’à aujourd’hui car elles possèdent de nombreux avantages,  notamment :

  • l’avantage de la proximité tout d’abord. Les formations dispensées en présentiel se caractérisent par une unité de lieu et de temps qui permettent au formateur de « sentir » immédiatement son public, ses attentes, son intérêt a priori pour la formation. Chacun sait à quel point un(e) formateur (trice) charismatique peut contribuer au succès d’une formation.

 

  • l’avantage de la réactivité Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le formateur peut, très rapidement, adapter sa formation (rythme, difficulté) à son auditoire.

 

  • l’avantage du feedback immédiat. Les stagiaires, par leur communication verbale ou non verbale, expriment leur état d’esprit, leur motivation du moment. Le formateur peut alors, selon la situation, chercher à renforcer la dynamique de groupe ou mettre en œuvre des situations d’apprentissage nouvelles lorsque celles qui sont mises en oeuvre ne sont pas suffisamment pertinentes. Par ailleurs, il est assez facile de repérer les stagiaires les plus en difficulté et, si le groupe n’est pas de taille trop importante, de les accompagner de manière individualisée

Mais cette possibilité de corriger en temps réel révèle peut être des faiblesses dans l’ingénierie de formation et pédagogique :

  • les besoins de formation ont-ils été clairement exprimés et traduits en objectifs et compétences ?
  • les stagiaires ont-ils fait l’objet d’un positionnement ?
  • a-t-on conçu les activités d’apprentissage en ayant à l’esprit le niveau de formation et le parcours professionnel des stagiaires ?
  • comment proposer un apprentissage véritablement individualisé sans nuire à la dynamique du groupe ?

Au final, les avantages de la formation en présentiel peuvent et sont parfois devenus leur talon d’Achille. Paradoxalement, la souplesse d’adaptation en « temps réel » qu’elle offre a ainsi pu contribuer à la maintenir à un stade artisanal, peu outillée en matière d’ingénierie de formation et pédagogique

En revanche, concevoir et diffuser des formations digitales impose une démarche par nécessité beaucoup plus structurée et préventive. Le scénario pédagogique doit être construit, a priori, avec beaucoup de rigueur et de précision :

  • Quel est le public visé ?
  • Quels sont les objectifs de la formation ?
  • Quelles sont les compétences visées ? Comment valider qu’elles sont acquises ?
  • Comment sont articulées les activités de diffusion de savoir, de mise en situation ou d’évaluation ?
  • Quelles sont les activités d’apprentissage proposées aux stagiaires ?
  • Quel équilibre entre les apprentissages synchrones (face à face physique ou numérique comme les webconférences) et asynchrones (forum, travaux collaboratifs, vidéo…)

Lorsque qu’un formateur conçoit une formation digitale, ces questions doivent impérativement obtenir une réponse claire et précise très tôt. Une fois le module de formation produit, il est trop tard. Mais, une fois ce travail effectué, les formations digitales offrent une véritablement souplesse et permettent de développer des formations engageantes, dans lesquelles les activités ludopédagogiques trouvent toute leur place. Des formations qui peuvent en même temps concerner un grand nombre de participants et permettre la mise en place de parcours de formation personnalisés, adaptés aux compétences de chaque participant

Sans soucis d’exhaustivité, une formation digitale s’appuie sur une plateforme e-learning dotée d’outils de plus en plus puissants, notamment, en termes de traçabilité (connexion, temps d’apprentissage, réalisation d’activités d’apprentissage, validation de compétences….). Ces outils sont essentiels à l’accompagnement et au suivi individualisé des stagiaires, mais ils constituent également autant de preuves attestant d’un suivi effectif de la formation et qui sont aujourd’hui demandées par les financeurs.

Et demain ?

Les exigences qualité vont à n’en pas douter se faire plus fortes. D’ailleurs, le projet de loi adopté le 19 juin 2018 exige, à partir du 1er janvier 2021, que les organismes soient certifiés sur la base d’un référentiel national unique qui remplacera Datadock. Cette certification sera nécessaire pour toutes les formations financées par un opérateur de compétences, l’Etat, les régions, la Caisse des dépôts et consignations, l’Agefiph ou Pôle emploi. Par ailleurs, il faut noter que le périmètre de la certification est large puisque qu’il concerne :

  • les actions de formation
  • les bilans de compétences ;
  • les actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience ;
  • les actions d’apprentissage.

Ainsi, si s’engager dans une démarche qualité afin de pouvoir attester de la réalité de l’exécution d’une formation auprès des financeurs est aujourd’hui important, cela sera vital demain. Ceux qui ne franchiront pas la marche risquent de disparaître.

Il est vrai qu’appréhender la démarche qualité d’un point de vue exclusivement administratif n’est pas très stimulant En revanche, profiter de la digitalisation de ses formations pour non seulement satisfaire aux exigences des financeurs mais aussi faire que la qualité soit aussi une réalité est un challenge beaucoup plus stimulant. Vous commencez quand ?

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