Formateurs : non, l’intelligence artificielle et la digitalisation ne vont pas vous remplacer !

Nul ne peut contester que les multiples innovations de l’enseignement numérique impactent d’ores et déjà fortement le métier du formateur/animateur dans le domaine de la formation professionnelle. A terme, ce dernier sera de moins en moins un apporteur de savoir mais de plus en plus un accompagnant – tuteur – coach facilitant l’intégration efficace par le stagiaire des connaissances et compétences à acquérir. Intervenant de plus en plus « à distance », il appuiera davantage sa pédagogie sur des machines. Ce métier d’animateur de formation supposera donc la maîtrise d’un bloc de compétences numériques et pédagogiques dépendant à la fois des outils digitaux choisis (LMS…) et des approches pédagogiques privilégiées (serious game, classe virtuelle, classe inversée …).

Comme tout changement, il peut être vu comme une menace ou une opportunité.
Une menace d’abord si ces évolutions sont perçues comme une source de remise en cause. La légitimité du formateur ne passe plus par son savoir mais par sa capacité à lui donner du sens et à l’adapter à l’usage professionnel. Il ne faut pas nier non plus que les temps nécessaires de préparation des ressources digitales peuvent vite devenir assez longs et que la puissance des outils numériques ne peut en aucun cas faire passer au second plan la qualité des contenus pédagogiques (la « forme » digitale ne doit en aucun cas occulter le « fond » pédagogique).

Ce n’est évidemment pas le point de vue qui est le nôtre chez ASKOTT.  Sans faire fi des freins évoqués ci-dessus, nous pensons que la digitalisation est une opportunité pour les animateurs formateurs – en particulier lorsque l’on privilégie des formations mixant temps à distance et temps en face-à-face « classiques » avec les stagiaires – et ce pour deux raisons.

Tout d’abord, la digitalisation est une occasion en or pour se « régénérer » en renouvelant ses pratiques. Choisir de digitaliser ses formations nécessite souvent de se former au digital mais aussi d’en profiter pour mettre à jour ses compétences en matière de pédagogie. Par exemple, les résultats découverts par les neurosciences depuis d’une bonne dizaine d’années se sont multipliés et ouvrent aujourd’hui des pistes passionnantes

Ensuite, le recours au digital  dans la formation permet de se libérer (si le formateur le souhaite bien entendu) au moins en partie de la transmission classique descendante des connaissances (le classique « cours » devant un groupe de stagiaires) pour davantage se focaliser sur les mises en situation, l’appropriation des savoir, l’échange interactif pendant les temps de formation en face-à-face avec les stagiaires qui, dans ces conditions, sont régulièrement plus impliqués dans ce type de formation que dans celles 100% présentiel !

Alors, animateurs – formateurs, la digitalisation de votre formation c’est pour quand ?

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s