Massive Open Online Courses (MOOC) et digitalisation des formations : une (petite) décennie après, que faire du « bébé » ? Deuxième épisode

Il y a une année, nous avions posté un billet traitant d’un premier bilan des MOOC, certains présentés comme la révolution du secteur de l’éducation. Notre propos d’alors visait à démontrer qu’il n’en est rien mais que les MOOC ne doivent pas non plus être considérés comme une modalité d’enseignement n’ayant aucun avenir.

Leur problème principal, et plus globalement celui des formations digitalisées, est un « vieux » problème que nous avons d’ailleurs déjà soulevé. Il est lié à leur capacité trop faible à fidéliser leurs utilisateurs : en moyenne, seuls 5 à 10% d’entre eux suivent en intégralité le Mooc auquel ils se sont inscrits. Ce résultat pose finalement de manière exacerbée la question des dynamiques d’apprentissage c’est-à-dire du maintien de l’attention et de l’engagement de la personne formée, question classique et centrale en matière de formation. Et à cette vieille question classique, la digitalisation de la formation (que l’on parle d’un Mooc ou non) peut apporter des réponses, cette fois-ci nouvelles !

Sans prétendre être exhaustif, trois leviers sont à notre sens à privilégier : la personnalisation des parcours, la conception de la dynamique donnée à la formation et enfin l’attention accordée à l’interaction enseignant(s) – apprenants. Détaillons ces trois points.

Comment donc personnaliser le parcours d’un apprenant ? On touche ici à l’objectif ultime de la pédagogie : faire du sur-mesure individualisé. Mais il se heurte à une difficulté bien réelle : il n’est pas possible qu’un formateur se démultiplie pour proposer à chacun un contenu personnalisé, a fortiori dans le cadre d’une formation en présentiel. Alors comment sortir de cette impasse ? Et bien en jouant sur le scénario pédagogique de la formation, c’est-à-dire la succession des séquences qui la composent. En effet, lorsqu’une formation est pensée en séquences bien distinctes ayant chacune un objectif pédagogique précis, il est tout à fait possible de la personnaliser non pas en jouant sur les contenus mais sur leur enchaînement : deux stagiaires peuvent ainsi suivre chacun un scénario de formation différent, composé de séquences différentes. Dans cette conception modulaire de la formation, la digitalisation peut faciliter cette personnalisation dès lors (1) que chaque personne formée fait l’objet d’un positionnement à l’entrée de la formation et (2) la dite formation est bien découpée en séquences distinctes bien identifiées. Redisons le ici : la personnalisation ne se fonde alors pas sur le contenu des séquences mais sur leur enchaînement. Elle n’empêche d’ailleurs pas l’intérêt de séances en présentiel communes à l’ensemble des apprenants.

Deuxièmement, pourquoi parler de « dynamique » d’une formation et comment bien la concevoir ? Tout formateur le sait depuis longtemps, l’attention d’un être humain en formation baisse vite, au bout d’une petite heure à peine. On peut remédier à cette situation de différentes manières. L’une d’entre elles consiste à rythmer la formation en jouant des temps forts, des temps plus faibles, des ruptures. La digitalisation n’a rien inventé en la matière mais permet de décupler cette possibilité : vidéos, quizz interactifs, serious games sont autant d’outils précieux pour rythmer une formation dont l’utilisation est grandement facilitée par le digital.

Enfin, comment favoriser une interaction satisfaisante entre les enseignants et les apprenants ? Les chatbots et l’intelligence artificielle sont des dispositifs prometteurs, susceptibles de pouvoir accroître le volume et la qualité des discussions entre un enseignant et ses étudiants et stagiaires de formation. Mais aujourd’hui, nous ne sommes qu’aux prémisses en la matière et nous en sommes réduits à espérer que les fruits apportent les promesses des fleurs. En les attendant, nous disposons déjà de tout un ensemble d’outils aujourd’hui « classiques » comme par exemple les foires aux questions, les webinaires ou encore les web-conférences qui sont tout à fait performants pour favoriser ces interactions et ainsi maintenir l’attention et l’engagement des apprenants. Insérés dans un scénario pédagogique bien conçu, ils sont donc des leviers simples et efficaces pour rythmer et dynamiser la formation.

Chez Askott, nous mettons à votre disposition nos compétences d’ingénierie de formation pour concevoir des formations à scénario pédagogique affirmé et fondées sur des modalités digitales adaptées (100% digitale, mix-learning, dominante présentielle plus classique). C’est bien en s’appuyant sur l’ensemble des dynamiques d’apprentissage des apprenants qu’une formation est la plus efficace !

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